Pique (nom féminin, nom masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

I.
XIV e siècle. Emprunté du néerlandais pike, de même sens.
1. Arme formée d'une longue hampe de bois terminée par un fer acéré et généralement plat. Une de hêtre, de frêne. Demi-pique , voir ce mot. Les s des légionnaires romains, des révolutionnaires. Les s ont été longtemps en usage dans l'infanterie. Marcher les s baissées. Brandir une . Par méton. Vieilli. Soldat armé d'une . Faire défiler les s. Par ext. Ancienne mesure, équivalant à la longueur ordinaire de cette arme. Il y a une d'eau dans ce fossé . Entrait dans quelques expressions figurées. Être à cent, à mille s au-dessus ou au-dessous de quelqu'un, de quelque chose , lui être très supérieur, ou très inférieur. Spécialt. Grande lance que le picador enfonce dans le garrot du taureau ; coup ainsi reçu par l'animal. Les s sont utilisées durant le premier tiers de la corrida. Le taureau a reçu trois s .
2. Par anal. Objet, ou partie d'un objet, de forme droite et allongée, qui se termine par une pointe métallique. La d'un piolet. La d'un violoncelle, la tige sur laquelle repose l'instrument et qui lui assure une plus grande stabilité. Pique à cataracte , ancien instrument d'ophtalmologie. Spécialt. Barreau vertical d'une grille, pointu à son sommet. Par ext. Petite tige de bois, de plastique, pointue à ses extrémités et dont on se sert pour manger des olives, des canapés, des amuse-gueule, etc.


1ère signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Sorte d'arme formée d'un long bois dont le bout est garni d'un fer plat et pointu. "Longue . Pique de bois de frêne. Armé d'une . Ils marchèrent les uns contre les autres les s baissées. Les s ont été longtemps en usage dans l'infanterie."
"Demi-pique," Pique plus courte de moitié que les s ordinaires". Il n'avait qu'une demi-pique."
PIQUE s'est dit d'une Mesure de longueur de la grandeur de cette arme. "Il y a une d'eau dans ce fossé."
Fig. et fam., "Vous en êtes à cent s, à mille s," se dit d'une Personne qui, voulant deviner quelque chose, est très éloignée de la vérité.
Fig. et fam., "Être à cent s au-dessus, au-dessous de quelqu'un, de quelque chose," Lui être fort supérieur, fort inférieur. "Ce poème est à cent s au-dessus des autres. Il est à cent s au-dessous de ses rivaux."
PIQUE se disait aussi, par extension, des Soldats qui portaient la dans un régiment. "Faire défiler les s. Il y avait tant de s dans ce régiment."



2ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Brouillerie, aigreur entre deux ou plusieurs personnes. "Il a fait cela par pique. Il y a de la entre eux. Il est en avec son voisin". Il est familier.



3ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 


Jeu de Cartes
Une des quatre divisions d'un jeu de cartes. "L'as de . Il a tout le , tous les s. Jouer du . Il tourne du , il retourne ".



1ère définition d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Chez les anciens, arme formée d'un long bois garni d'un fer plat et pointu.
LA BRUY.: « Vous avez déjà, en animaux raisonnables et pour vous distinguer de ceux qui ne se servent que de leurs dents et de leurs ongles, imaginé les lances, les s, les dards, les sabres et les cimeterres »
BARTHÉL.: « Un étranger disait à l'ambitieux Agésilas : Où fixez-vous donc les bornes de la Laconie ? Au bout de nos s, répondit-il »

 2   Arme d'hast, plus courte que la lance, employée autrefois pour armer certains corps d'infanterie. Par une ordonnance de Louis XIV, le tiers de chaque compagnie d'infanterie devait être armé de s, pour arrêter l'effort de la cavalerie.
ST-FOIX: « Le maréchal de Saxe regrettait les s »
VOLT.: « Vingt-cinq mille Suisses.... les uns armés de ces longues s de dix-huit pieds que plusieurs soldats poussaient ensemble en bataillon serré, les autres tenant leurs grands espadons à deux mains, vinrent fondre à grands cris dans le camp du roi [François Ier], près de Marignan »
    Avoir la basse, la croiser en avant, pour combattre.
PELLISSON: « Notre cavalerie, qu'ils attendaient derrière des haies les s baissées, s'avança, mais n'osa jamais les joindre »
    Fig.
SAINT-SIMON: « J'avais, sans nul appui, le ministère et l'intérieur du roi contre moi, et dans la cour force s baissées sur moi par la peur et la jalousie qu'on avait prise »
    Lever la , cesser de combattre, se rendre.
    Fig. Il a passé par les s, se dit de quelqu'un qui s'est trouvé en plusieurs occasions dangereuses, ou qui a souffert quelque perte, quelque dommage en des affaires qu'il a eues.

 3   Terme de marine. Négocier à la longueur de la , traiter à la , s'est dit de navires interlopes qui, dans les mers du Sud ou ailleurs, se tenant à l'abri de rochers ou d'une côte élevée, envoyaient secrètement quelques hommes à terre pour s'informer si on pouvait trafiquer en sûreté. à l'égard de celles [cargaisons] qui sont moindres, et dont les barques anglaises, hollandaises, françaises et danoises sont ordinairement chargées, on les porte dans les esterres.... on avertit les habitants des environs par un coup de canon.... c'est particulièrement la nuit qu'on fait ce commerce ; mais il faut être sur ses gardes, toujours armé, et ne laisser jamais entrer dans le bâtiment plus de monde, qu'on ne se trouve en état d'en chasser, s'il leur prenait envie de faire quelque insulte ; on appelle cette manière de trafiquer, traiter à la , Voy. du P. Labat, 1742, VII, 224, année 1701.

 4   Il se dit du fer, indépendamment du bois.
SACI: « Le roi Salomon fit donc faire deux cents s d'or du poids de six cents sicles »

 5   Longueur, hauteur d'une .
BUFF.: « C'est un spectacle de voir les pélicans raser l'eau, s'élever de quelques s au-dessus, et tomber le cou raide et leur sac à demi plein »
    Fig. Vous en êtes à cent s, se dit à quelqu'un qui ne devine pas.
    Familièrement. Être à cent s au-dessus de quelqu'un, lui être bien supérieur ; au-dessous de quelqu'un, lui être bien inférieur.
SÉV.: « Hier au soir, Mme du Fresnoy soupa chez nous ; c'est une nymphe, c'est une divinité ; mais Mme Scarron, Mme de la Fayette et moi, nous voulûmes la comparer à Mme de Grignan, et nous la trouvâmes cent s au-dessous »
SÉV.: « Je trouve que l'esprit des affaires que vous avez est une sorte d'intelligence qui est cent s au-dessus de ma tête »
MARIV.: « Vous seriez étonné de vous trouver de cent s au-dessous de nous »

 6   Autrefois, soldats qui portaient la dans un régiment. Faire défiler les s.

 7   Demi- ou esponton, arme plus courte que la précédente, qui a servi à armer les officiers d'infanterie.

HISTORIQUE
    XIVème siècle
     Guesclin. 21770: [Ils] N'y ont que treize eschieles pour commencier estri [combat] ; Mais il ont des mineurs et des s [pics] aussi
DU CANGE: « Icellui Fournier avoit donné un certain baston qu'il avoit apporté, appelé s de Flandres »
    XVème siècle
FROISS.: « Ceux de Gand avoyent, au-devant de leur ville, fait une embusche de plus de cent compaignons, et tous s noires [pikenaires, dans Buchon, ce qui est la vraie leçon ; voy. PIQUIER] »
     Chron. scandaleuse, p. 187, dans LACURNE: Son cheval navré de coups de s de Flandres
    XVIème siècle
AMYOT: « Ses malvueillans [de Thémistocles] lui reprochoient qu'il avoit osté au peuple d'Athenes la plque et le pavois, pour le reduire au banc et à la rame »
D'AUB.: « Ils leverent les s [se rendirent], et furent receus à serment de ne faire la guerre de six mois »
D'AUB.: « Ils prirent place de bataille au haut d'une montagne ; mais, quand ce fut à baisser, les plus vaillans se contenterent de tirer une harquebusade pour fuir »
D'AUB.: « Le reste estoient Portugais, picques seches et bisongnes [recrues] »
D'AUB.: « J'ai porté la à quatre cornes dans la compagnie du capitaine Bourdeaux votre sergent major »
D'AUB.: « Les espaliers de buis y sont hauts d'une »
     ib.: 17 picquiers aussi armez de corseletz, chacun 8 livres ; 33 portans picques seiches, chacun 7 livres, Ordonn. 12 déc 1553. Le soldat, qui, en querelle, donnera cry d'une nation, sera passé par les s
BRANT.: « Plusieurs gendarmes quitterent la lance pour prendre la avec lui [Bayard levant une compagnie d'infanterie] »
TAHUREAU: « Je m'en rapporte à ce qui en est, et à ceux-là qui ont passé par les s »

ÉTYMOLOGIE
    Forme féminine de pic 1 ; provenç. piqua ; esp. et ital. pica. On a dit que , au sens de mesure, représentait le pic, sorte de mesure de longueur, et non la .
     Bouciq. I, 14: Mais ce qui prouve que pour mesurer on s'est servi de la , c'est qu'on s'est servi de la lance : Les fossés estoient porfonds de plus d'une lance


2ème définition d'Emile Littré

Subst. masculin 


Terme de jeu de cartes. Une des figures de la couleur noire. C'est du qu'il retourne.
REGNARD: « Vous croyez, en votre humeur caustique, En agir avec moi comme avec l'as de ? »
    Fig. As de , voy. AS.
    Fig. Voilà bien rentrer de s noires, il rentre de s noires, se dit à celui qui interrompt mal à propos un autre, ou qui rentre, mal à propos et par des choses sans rapport, dans un sujet, dans une conversation.

REMARQUE
    Au mot rentré, Cotgrave dit simplement : rentré de . Piques noires, comme le genre l'indique, est la noire, fausse leçon dans Froissart (voy. PIQUE 1), laquelle s'est glissée dans la locution : rentré de .

HISTORIQUE
    XVIème siècle
RAB.: « À l'autre, dit Panurge, c'est bien rentré de s noires »

ÉTYMOLOGIE
    Pique 1, à cause de la forme.


3ème définition d'Emile Littré

Subst. féminin 


Brouillerie, aigreur entre deux ou plusieurs personnes.
NICOLE: « Les aversions, les s, les jalousies et toutes les autres causes de division »
LA BRUY.: « L'esprit de et de jalousie prévaut »
BARON: « Les s des amants renouvellent l'amour »
    Mettre en , susciter une , une querelle.
CORN.: « D'où lui vient cette humeur ? qui les a mis en ? »

HISTORIQUE
    XVème siècle
COMM.: « Ainsi s'est departie cette assemblée de mocquerie et de picque »
COMM.: « Encores y avoit une autre picque entre le duc et le connestable »
    XVIème siècle
AMYOT: « Voulant dès son commencement mettre le pied devant tous les autres, il prit audacieusement à son arrivée la contre les plus grands et les plus puissants hommes »

ÉTYMOLOGIE
    Voy. PIQUER.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Sorte d'arme formée d'un long bois, dont le bout est garni d'un fer plat et pointu. "Longue . Grosse . Pique de bois de frêne. Armé d'une . Saluer de la . Présenter la . Ils marchèrent les uns contre les autres les s baissées. Ils étaient si près les uns des autres, que leurs s se croisaient. Les s ont été longtemps en usage dans l'infanterie. Les Romains portaient des s dont le fer était fort large. Dans cette pompe funèbre, les soldats portaient les s renversées et traînantes. Les soldats français ne se servent plus de s. Il y a de l'eau dans ce fossé la hauteur d'une ," et absolument, "Il y a une d'eau dans ce fossé."
"Demi-pique," Pique plus courte de moitié que les s ordinaires. "Il n'avait qu'une demi-pique."
Fig. et fam., "Vous en êtes à cent s," se dit À une personne qui, voulant deviner quelque chose, est très-éloignée de la vérité.
Fig. et fam., "Être à cent s au-dessus, au-dessous de quelqu'un, de quelque chose," Lui être fort supérieur, fort inférieur. "Ce poëme est à cent s au-dessus des autres. Il est à cent s au-dessous de ses rivaux. Il est à cent s au-dessus de son concurrent."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se disait aussi Des soldats qui portaient la dans un régiment. "Faire défiler les s. Il y avait tant de s dans ce régiment."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


T. de Jeu de cartes. Une des quatre couleurs des cartes. "L'as de . Le roi de . Il a écarté tout le , tout son . Il a tout le , tous les s. Jouer du . De quelle couleur tourne-t-il? Il tourne du " ou "de , il tourne ."
Prov. et fig., "Voilà bien rentrer de s noires," se dit en parlant D'une personne qui rentre mal à propos dans un sujet, dans une conversation, par des choses qui n'ont aucun rapport avec celles dont on parle. Dans cette phrase, qui a vieilli, "Pique" est féminin.



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Brouillerie, aigreur entre deux ou plusieurs personnes. "Il a fait cela par . Il y a de la dans cette affaire-là." Il est familier.



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. féminin 


Sorte d'arme à long bois, dont le bout est garni d'un fer plat et pointu. "Longue . Grosse pique. Pique de bois de frêne. Armé d'une pique. Saluer de la . Présenter la pique. Ils marchèrent les uns contre les autres les s baissées. Ils étoient si près les uns des autres, que les s étoit croisée. Les s ont été long-temps en usage dans l'Infanterie. Les Romains portoient des s dont le fer étoit fort larges. Dans cette pompe funèbre, les soldats portoient les s renversées et traînantes. Les Soldats François ne se servent plus de s. Il y a de l'eau dans ce fossé la hauteur d'une pique;" et absolument, "Il y a une d'eau, il y en a une ".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Pique, se disoit aussi Des soldats qui portoient la dans un Régiment. "Faire défiler les s. Il y a tant de s dans ce Régiment".



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Terme de jeu de cartes. Une des quatre couleurs ou peintures des cartes. "L'as de . Le Roi de . Il a écarté tout le , tout son . Il a tout le , tous les s. Jouer du . De quelle couleur tourne-t-il? il tourne du , il tourne de , il tourne ".
On dit proverbialem. d'Un homme qui rentre mal-à-propos dans un sujet, dans une conversation, par des choses qui n'ont aucun rapport avec celles dont on parle, "Voilà bien rentrer de piques noires;" et en cette phrase, "Pique" est féminin.



4ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. féminin 


Brouillerie, aigreur qui est entre deux ou plusieurs personnes. "Il a fait cela par . Il y a de la dans cette affaire-là". Il est familier.



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Sorte d'arme à long bois, dont le bout et garni d'un fer plat & pointu. "Longue . Grosse . Pique de bois de frêne. Armé d'une . Saluer de la . Présenter la . Ils marchèrent les uns contre les autres les s baissées. Ils étoient si près les uns des autres, que les s étoient croisées. Les s ont été long-temps en usage dans l'Infanterie. Les Romains portoient des s dont les fers étoient fort larges. Dans cette pompe funèbre, les soldats portoient les s renversées & traînantes. Les Soldats François ne se servent plus de s. Il y a de l'eau dans ce fossé la hauteur d'une ." Et absolument, "Il y a une d'eau, il y en a une ."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se disoit aussi Des soldats qui portoient la dans un Régiment, "Faire défiler les s. Il y a tant de s dans ce Régiment."



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Terme du jeu des cartes. Une des quatre couleurs ou peintures des cartes. "L'as de . Le Roi de . Il a écarté tout le , tout son . Il a tout le , tous les s. Jouer du .De quelle couleur tourne-t-il? il tourne du , il tourne ."
On dit proverbialement d'Un homme qui rentre mal-à-propos dans un sujet, dans une conversation, par des choses qui n'ont aucun rapport avec celles dont on parle, "Voilà bien rentrer de s noires." Et en cette phrase, "Pique" est féminin.



4ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Brouillerie, aigreur qui est entre deux ou plusieurs personnes. "Il a fait cela par . Il y a de la dans cette affaire-là."




Emplacement dans le dictionnaire :

pipe
pipelet
pipeline
pipeline
piper
pipette
piquade
piquage
piquant

piqué
pique-assiette
pique-boeuf
pique-mine
pique-mouche
pique-pouille
piquer
piquet
piqueté
piqueter
piquette




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...en anglais thistle-finch. l'anglais l'appelle aussi goldfinch, pinson doré. brochet. Bélier : le latin lucius ne s'est perpétué qu'en italien, luccio ; à ce mot le français a substitué l'idée d'une pique, d'une broche, d'où brochet ; simultanément l'anglais adoptait le mot pike (pique). Cette idée semble d'origine germanique ; les noms du brochet en allemand, hecht, et en danois, guiedde, semblent...


Citation n°2 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

...Bélier : le latin lucius ne s'est perpétué qu'en italien, luccio ; à ce mot le français a substitué l'idée d'une pique, d'une broche, d'où brochet ; simultanément l'anglais adoptait le mot pike (pique). Cette idée semble d'origine germanique ; les noms du brochet en allemand, hecht, et en danois, guiedde, semblent la contenir ; elle est évidente dans le suédois gadda (gadd, aiguillon). L'...


Citation n°3 de Paul VIDAL DE LA BLACHE (Principes de géographie humaine)

...le plumage de l'oiseau qu'il veut atteindre. Il s'arme d'un bouclier qui résiste à l'attaque. Le bouclier, léger et maniable devant les armes de jet, s'est allongé et alourdi en s'alliant à la pique et à la lance pour permettre de s'arc-bouter contre l'assaut de l'ennemi ou de la bête fauve. Si le nègre africain de la zone tropicale pratique la métallurgie du fer, il réalise dans les formes de...


Citation n°4 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)

...vous le pape triomphant qui sanglote à l'idée de sa gloire ? ... et la douleur, et la passion ? Et l'esclavage volontaire sous les verges des soldats ? Et l'éponge imbibée de fiel au bout de la pique ? Qu'est-ce que vous en faites ? ... rien, n'est-ce pas ? ... rien... vous ignorez... ni le sacrifice d'un père mort en pleine force pour la patrie, ni le tourment d'une mère inconsolable ne vous...


Citation n°5 de Ernest RENAN (L'Avenir de la science)

...champs, un beau soleil, la civilisation. Ah ! Bienvenu soit celui qui ne demande qu'à augmenter la famille des fils de la lumière ! Les barbares sont ceux qui reçoivent ces nouveaux hôtes à coups de pique, de peur que leur part ne soit moindre. Mais, dira-t-on, vos espérances reposent sur une contradiction. Vous reconnaissez que la culture intellectuelle, pour devenir civilisatrice, exige une vie...


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